L'Œil de Saphir et autres contes

Des mondes à conquérir, ou à reconquérir

Month: octobre 2015

Une trilogie bucarestoise

Une nouvelle idée.

Qui permet de recycler de l’ancien. Tout en faisant du nouveau. Ce qui, après tout, est plus ou moins la recette de base de la création, non ?

On s’en fout. Le temps est venu pour moi de vous parler de L’ombre du Lombric. un truc pas drôle du tout, et pourtant.

Un truc un peu barré qui, je l’espère, ira aussi loin que mon ami Marc* voudra bien le porter.

Bref. Le hasard des rencontres, des passions, et voilà.

Cette fois, nous sommes à Bucarest, de nos jours. Un serial killer se met soudain à ébranler la quiétude d’une des capitales les plus sûres d’Europe, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Un détective privé français (oui, je sais, qu’est-ce qu’il fait là ?) se retrouve impliqué. Ce qui nous emmène là :

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Ou encore là…8426878883_531613727d

Alors, bon, le titre parle de trilogie, donc, même si ladite trilogie s’annonce “bucarestoise”, on ira aussi se promener plus au nord, dans les Carpates, forcément…muntii-leaota-din-carpatii-meridionali

Et, à un moment donné, le sinistre passé communiste nous rattrapera, comment lui échapper ?

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Mais notre héros, cet étrange quinquagénaire qui aura élu domicile dans le “petit Paris des Balkans”, aura d’autres préoccupations.

Des préoccupations qui le regarderont un peu de cet air-là :

Hazel_EYEs_by_poetic09starEh oui, dans la région, les yeux verts sont courants, et ils ne pardonnent pas.

Dans le doute, notre héros, un peu dépassé par la folie ambiante, pourra toujours compter sur son vieil allié…

mauser c96 flatside cal 30-01Lequel reste la meilleure façon de régler les problèmes.

Jusqu’à ce qu’un regard vert de trop vienne perturber ce bel équilibre…

Et musicalement, nous passerons de la Roumanie la plus ancestrale…

…à la plus romantique…

…pour atteindre la plus… moderne ?

Si vous écoutez bien, si vous avez la patience d’écouter, en effet, car, pour les gens normaux, pas les fous comme moi, it’s an acquired taste. Moi, j’ai aimé leur musique d’emblée. Bref, disais-je, si vous écoutez bien, vous sentirez à quel point l’âme de ce peuple est dans sa musique.

Quoi qu’il en soit, pour les plus curieux d’entre vous, un peu de courage : le temps d’écrire tout ça, et vous pourrez la découvrir, ma trilogie bucarestoise !

Le temps pour l’auteur de ces lignes d’aller s’imprégner de tout ça sur place, et ce sera chose faite…

* Attention, j’ai un autre ami Marc, beaucoup plus ancien, éternel guerrier et magicien, qui mériterait, à lui seul, comme quelques autres, que je lui consacre un blog entier ! Ce qui pourrait bien arriver, d’ailleurs.

Le Roi de soufre — un peu d’ambiance

Comme je l’annonçais précédemment, ceux d’entre-vous qui ont lu La Fiancée noire vont pouvoir retrouver ladite “fiancée” et ses malheureux soupirants dans la suite de leurs aventures, Le Roi de soufre — Révolution.

Le contexte de ce tome est relativement simple, puisque tout se passera à Kiev, essentiellement de novembre 2013, début des manifestations sur Maïdan, la Place de l’Indépendance, à mars 2014, quand l’armée de la Fédération de Russie a froidement entrepris d’annexer la presqu’île de Crimée.

Autrement dit, de là…

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© Genya Savilov/AFP

…à là…

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© AFP/Getty

Ensuite, dans le troisième et dernier tome, Le Roi de soufre — Comme l’orage, les héros poursuivront leur quête, avec toujours en toile de fond les événements en Ukraine.

Ils seront amenés à se rendre d’abord dans le centre-est du pays, où ils découvriront ce que savent, mais cachent ces étranges statues :

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Enfin, il leur faudra entrer en Russie pour régler quelques comptes, mais pour y parvenir, ils devront d’abord traverser ça :

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Sur le plan musical, les ambiances seront également diverses, puisqu’elles iront de choses aussi absurdes que ça…

…à d’autres, tout aussi ukrainiennes, mais un peu plus graves…

…ou encore à ça, quand les héros seront perdus dans la steppe :

Voilà, en gros, un bref aperçu des couleurs et des sons du Roi de soufre. Et, promis, je vous ferai bientôt une présentation du même type pour ce fameux “Lombric” roumain dont je ne vous ai pour l’instant encore rien dit.

Le retour de la Fiancée noire

La Fiancée noire. Un drôle de titre, pour une drôle d’histoire, qui m’est en fait venue il y a déjà un moment. En 2010, pour être plus précis.

L’idée était de raconter une enquête policière un peu particulière, mettant en scène un personnage imaginé par ma fille pour ses propres projets, qui se passait à Kiev un an après l’Euro-2012 de foot, et qui dérapait rapidement vers le fantastique parce que moi, les polars, pour tout vous dire, ce n’est pas vraiment mon truc.

Mon éditeur de l’époque, après des péripéties un peu foireuses sur lesquelles je préfère ne pas m’étendre (parce que ce n’est pas confortable : vous avez déjà essayé de dormir sur des péripéties, vous?), a fini par ne pas le prendre.

Et en juillet 2012, je me suis retrouvé comme un con avec la moitié du texte achevée et aucun espoir de le publier. Sauf qu’Iryna Dmytryshyn, directrice de la collection Présence Ukrainienne, chez L’Harmattan, a eu, elle, la gentillesse de l’héberger, ce pauvre bouquin.

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Ainsi la Fiancée noire a-t-elle pu presque officiellement faire régner la terreur dans ces quelques pages et dans les rues de Kiev par la même occasion.

Le récit n’était pas terminé, j’étais censé écrire la suite, qui se serait intitulé Le Roi de soufre. Et là, rien. Non, pas la page blanche. Comme le polar, ce n’est pas trop mon truc. Non, ce qui s’est passé, c’est Maïdan, à partir de novembre 2013. Et là, je me suis aperçu que mon histoire ne pouvait continuer comme je l’avais conçue au départ. Je ne pouvais décemment en poursuivre la rédaction sans intégrer en toile de fond les événements qui, bientôt, allaient ensanglanter cette chère et malheureuse Ukraine.

Alors, le Roi de soufre a dû patienter, tandis qu’en Ukraine, une traduction du premier tome se préparait.

Deux ans ont passé… Et Iryna, encore elle, m’a il y a peu tiré de ma torpeur, en m’annonçant deux choses : d’une part que la version ukrainienne de la Fiancée noire allait enfin sortir, et que l’éditeur ukrainien se demandait où j’en étais de la suite.

Par conséquent, me voilà parti pour raconter la suite des sanglantes aventures de la Fiancée et du Roi, sur fond de révolution, dans un deuxième volume évidemment intitulé Le Roi de soufre — Révolution.

Je réfléchis déjà à un troisième tome, Le Roi de soufre — Comme l’orage, qui se déroulera dans l’est de l’Ukraine pendant la guerre. Et cette fois, l’histoire de la Fiancée et du Roi trouvera sa conclusion.

 

Dans un prochain billet, je vous parlerai d’un autre projet tout aussi dingue, L’ombre du Lombric, qui se passera, cette fois, à Bucarest.

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