L'Œil de Saphir et autres contes

Des mondes à conquérir, ou à reconquérir

Tag: ambiance

Où l’on reparle de l’Épouse…

Curieux comme l’imaginaire fonctionne.

Comme il veut, à vrai dire et surtout. Je ne peux, au mieux, que le stimuler et l’aiguiller, mais il n’en fait quand même qu’à sa tête.

Il suffit parfois d’une rencontre pour rouvrir tout un axe de réflexion. Ce qui vient de m’arriver. Depuis, sans lâcher pour autant ce que je fais par ailleurs sur L’Été de la Reine, Terre promise et L’Ombre du Lombric, je me suis donc aventuré de nouveau sur une voie périlleuse (pour ma santé mentale, et la vôtre aussi sans doute), celle de L’Épouse à somme nulle.

Comme je le disais à l’époque, cette histoire-là, si elle est très romantique — on ne se refait pas —, comporte aussi bien des passages sinistres, pour ne pas dire tout bonnement affreux, voire gore. Étrange, par conséquent, que le très beau moment vécu hier m’ait subitement engagé dans cette voie-là.

En réalité, non, c’est assez logique. Car aussi terrifiante que soit cette histoire, elle reste avant tout un récit où l’on croise des gens capables de sauver le protagoniste de l’enfer auquel il semble condamné. Des gens liés à cette fameuse rencontre.

Côté musique, pour conclure ce court billet, la playlist de L’Épouse a évidemment évolué. Elle faisait 2 H 40 et comptait 25 morceaux en juillet. Aujourd’hui, elle dure 3 H 22 et regroupe 33 morceaux. S’y sont rajoutés quelques titres supplémentaires de Carbon Based Lifeforms et la BO du film britannique Welcome to the Punch.

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Alors, voilà, je sais, il n’y a plus qu’à. Jusqu’à la prochaine rencontre…

La musique en mots

Entre deux histoires, faisons une pause. Musicale. Enfin, pas tout à fait. Disons que nous allons parler de musique.

Car la musique occupe une place essentielle dans mes récits. Je crois même que sans elle, je n’écrirais tout simplement pas.

Autrement dit, en presque quarante ans, la musique est devenue pour moi totalement indissociable de l’acte même d’écrire.

Comment ça marche ? De mon point de vue, c’est très simple. Parfois, des idées mes viennent, et je ne tarde alors pas à trouver une musique qui leur correspond. Parfois, c’est l’inverse : je découvre un morceau, et il m’inspire des images.

J’ai la chance d’avoir dans la tête une super salle de cinoche avec une sono d’enfer, et je n’ai qu’à me mettre de la musique pour qu’aussitôt des scènes entières soient projetées sur mon écran interne. Après, écrire tout ça est un jeu d’enfant.

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Bienvenue dans ma tête…

La musique contribue donc à l’élaboration de mes histoires. Ensuite, certains morceaux deviennent des “thèmes”, qui correspondent à des personnages précis. D’autres vont me permettre de décrire des moments. D’autres encore constituent une ambiance.

J’ai toujours du mal à répondre quand on me pose la question : qu’est-ce que tu écoutes comme genre de musique ? Parce que j’écoute un peu de tout, même si j’ai une prédilection pour la musique électronique et pour les romantiques tardifs. Pour vous donner une idée plus claire de mes univers musicaux, le mieux est que je vous décrive plus en détail quelques-unes des playlists que je me “compose”. À chacun de mes livres, ou projets de livres correspond une, voire plusieurs playlists.

Par exemple, pour la plus ancienne de mes sagas, intitulée Beneagel, qui se déroule dans un univers fantastique situé dans l’Eurasie du Pléistocène, il y a environ 100 000 ans, un monde riche en forteresses sinistres, en charges de cavalerie et en puissances des ténèbres, les musiques sont généralement “planantes” (un terme que je n’aime guère) ou symphoniques.

Un peu comme ça :

Ou ça :

Autre exemple, la “bande-son” de la série Chemins de croix, un truc en six tomes où l’on suit quelques détectives privés et autres mercenaires qui galopent derrière un joli fantôme un peu insaisissable. Là, forcément, les musiques sont plus urbaines, et les playlists comprennent des choses aussi diverses que ça :

Ça :

Et ça :

Dans un texte précédent, j’ai déjà évoqué les livres que je suis en train d’écrire et qui se passent en Ukraine et en Roumanie d’aujourd’hui, et j’y donnais là encore quelques échantillons de ce que j’écoute (souvent en boucle) quand je travaille sur ces histoires.

Enfin, dans les deux sagas qui sont censées conclure toutes mes histoires, Les contes de l’Auberge et En Bleu et Vert, on retrouve aussi bien des morceaux descriptifs, symphoniques ou inquiétants, comme ceux de Beneagel, que de la pop, du rap, du rock. Il suffit alors de secouer énergiquement, pour bien mélanger le tout, et il n’y a plus qu’à écouter.

Même les aventures du sympathique petit lieutenant Jouk, que vous avez peut-être lues si vous venez ici de temps à autre, ont droit à leur musique.

Je rêve, un jour, de pouvoir commercialiser un produit qui serait à la fois livre et musique. Je rêve même de proposer à des artistes de composer non des musiques de films, mais des “musiques de livres”.

En attendant, c’est un ami, complètement fou lui aussi, même si sa folie est très différente de la mienne, qui a, je crois, trouvé la plus jolie formule pour définir ce lien que j’ai établi entre musique et écriture. “Tu transformes la musique en mots,” m’a-t-il dit.

C’est exactement ça.

Une trilogie bucarestoise

Une nouvelle idée.

Qui permet de recycler de l’ancien. Tout en faisant du nouveau. Ce qui, après tout, est plus ou moins la recette de base de la création, non ?

On s’en fout. Le temps est venu pour moi de vous parler de L’ombre du Lombric. un truc pas drôle du tout, et pourtant.

Un truc un peu barré qui, je l’espère, ira aussi loin que mon ami Marc* voudra bien le porter.

Bref. Le hasard des rencontres, des passions, et voilà.

Cette fois, nous sommes à Bucarest, de nos jours. Un serial killer se met soudain à ébranler la quiétude d’une des capitales les plus sûres d’Europe, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Un détective privé français (oui, je sais, qu’est-ce qu’il fait là ?) se retrouve impliqué. Ce qui nous emmène là :

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Ou encore là…8426878883_531613727d

Alors, bon, le titre parle de trilogie, donc, même si ladite trilogie s’annonce “bucarestoise”, on ira aussi se promener plus au nord, dans les Carpates, forcément…muntii-leaota-din-carpatii-meridionali

Et, à un moment donné, le sinistre passé communiste nous rattrapera, comment lui échapper ?

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Mais notre héros, cet étrange quinquagénaire qui aura élu domicile dans le “petit Paris des Balkans”, aura d’autres préoccupations.

Des préoccupations qui le regarderont un peu de cet air-là :

Hazel_EYEs_by_poetic09starEh oui, dans la région, les yeux verts sont courants, et ils ne pardonnent pas.

Dans le doute, notre héros, un peu dépassé par la folie ambiante, pourra toujours compter sur son vieil allié…

mauser c96 flatside cal 30-01Lequel reste la meilleure façon de régler les problèmes.

Jusqu’à ce qu’un regard vert de trop vienne perturber ce bel équilibre…

Et musicalement, nous passerons de la Roumanie la plus ancestrale…

…à la plus romantique…

…pour atteindre la plus… moderne ?

Si vous écoutez bien, si vous avez la patience d’écouter, en effet, car, pour les gens normaux, pas les fous comme moi, it’s an acquired taste. Moi, j’ai aimé leur musique d’emblée. Bref, disais-je, si vous écoutez bien, vous sentirez à quel point l’âme de ce peuple est dans sa musique.

Quoi qu’il en soit, pour les plus curieux d’entre vous, un peu de courage : le temps d’écrire tout ça, et vous pourrez la découvrir, ma trilogie bucarestoise !

Le temps pour l’auteur de ces lignes d’aller s’imprégner de tout ça sur place, et ce sera chose faite…

* Attention, j’ai un autre ami Marc, beaucoup plus ancien, éternel guerrier et magicien, qui mériterait, à lui seul, comme quelques autres, que je lui consacre un blog entier ! Ce qui pourrait bien arriver, d’ailleurs.

Le Roi de soufre — un peu d’ambiance

Comme je l’annonçais précédemment, ceux d’entre-vous qui ont lu La Fiancée noire vont pouvoir retrouver ladite “fiancée” et ses malheureux soupirants dans la suite de leurs aventures, Le Roi de soufre — Révolution.

Le contexte de ce tome est relativement simple, puisque tout se passera à Kiev, essentiellement de novembre 2013, début des manifestations sur Maïdan, la Place de l’Indépendance, à mars 2014, quand l’armée de la Fédération de Russie a froidement entrepris d’annexer la presqu’île de Crimée.

Autrement dit, de là…

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© Genya Savilov/AFP

…à là…

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© AFP/Getty

Ensuite, dans le troisième et dernier tome, Le Roi de soufre — Comme l’orage, les héros poursuivront leur quête, avec toujours en toile de fond les événements en Ukraine.

Ils seront amenés à se rendre d’abord dans le centre-est du pays, où ils découvriront ce que savent, mais cachent ces étranges statues :

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Enfin, il leur faudra entrer en Russie pour régler quelques comptes, mais pour y parvenir, ils devront d’abord traverser ça :

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Sur le plan musical, les ambiances seront également diverses, puisqu’elles iront de choses aussi absurdes que ça…

…à d’autres, tout aussi ukrainiennes, mais un peu plus graves…

…ou encore à ça, quand les héros seront perdus dans la steppe :

Voilà, en gros, un bref aperçu des couleurs et des sons du Roi de soufre. Et, promis, je vous ferai bientôt une présentation du même type pour ce fameux “Lombric” roumain dont je ne vous ai pour l’instant encore rien dit.

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